Attention : Les préjugés
sont dangereux et les idées préconçues sur les juifs, entre autres, nourrissent
l’antisémitisme.
Qui n’a jamais
entendu ces poncifs :
"L’argent est exclusivement entre les
mains de juifs. D’ailleurs ils contrôlent le monde de la
finance puisque les banques leur appartiennent ! "
Est-ce la vérité ?
Avant de répondre à cette question, j’aimerais vous replonger
dans une scène (ou la faire découvrir à ceux qui ne l’ont jamais vue) du merveilleux premier film de Claude Berri : « Le
vieil homme et l’enfant » dans lequel il répondait à une question similaire : Les juifs sont ils reconnaissables à leur nez ?
Je vais encore une fois faire de la psychologie de comptoir
à 2 balles, mais je pense que si Serge Gainsbourg s’autodétruisait c’est surement aussi parce
qu’il n’avait pas une grande estime pour lui-même.
A ses propres yeux, il n’avait aucun talent dans les « Arts majeurs »
comme, par exemple, la peinture, domaine dans lequel il aurait aimé être reconnu (déjà par lui-même), et il réussissait dans des arts qu'il considérait comme mineurs et qu’il a abordés un peu à la légère, en méprisant l’inculture de ses fans. Je crois qu’il se reprochait au fond d’être le
roi des fourmis.
Ses emprunts
littéraires, comme ses emprunts musicaux, qui ont servi de matière première à l’écriture de
certains de ces tubeset pour lesquels
les gens l’ont énormément encensé, n'ont pas dû l’aider à se
regarder dans une glace. Il connaissait le dicton : "Dis moi par qui tu es aimé et je te dirai qui tu es ! ".
Et
pour lui, être reconnu par des gens qui ne démasquaient pas ses secrets de
fabrication, ne l’aidait pas à avoir une haute opinion de ses flatteurs, ni de
lui-même. D’où sa descente progressive aux enfers.
Moiqui ne suit que
très moyennement cultivé, je me demande toujours, lorsque j’entends une très
jolie chanson de lui, si elle est vraiment originale ou si, encore une fois, il
a été plus fort que moi pour dénicher une source qui m’est inconnue !
Mais en dehors de mes conclusions tout à fait personnelles,
voici quelques témoignages musicaux objectifs.
En 1964, il réalisé un disque tout à fait original et très différent de
l’ensemble de ses albums précédents. Certains se demandent même d’où vient
cette inspiration subite.
D’après son « ami » Guy Béart, bien avant que Gainsbourg ne le traite
de "blaireau", quand ce dernierse
défendait de participer à un art mineur, en écrivant des chansons …
« Gainsbourg
aurait pris des musiques d’Olatunji et les aurait copiées et enregistrées sous
la direction d’Alain Goraguer, note pour note, en écrivant son texte
français, et il les aurait signées, y compris la musique qui n’est pas de lui
! » (extrait de son livre « Je Chante ! » n° 24, p43)
Mais qui est
Batatunde Olatunji ? Et surtout qui le connaît ?
Revenons en 1960. Batatunde Olatunji est un percussionniste et activiste
Nigérian. Il enregistre aux USA l’un des premiers albums de World music produit
dans ce pays :«Drums of
passion » Le succès est immédiat et colossal : 5 millions d’albums
vendus !
De retour d’un séjour auxEtats-Unis,
Guy Béart rapporte ce disque dans ses bagages et contribue à le faire connaître
dans le milieu de la production française.
Akiwowo (Chanson du cheminot) est la
première plage de cet album. Elle sera repise sous le nom de « New-York
USA » par Serge gainsbourg. Olantunji, dont le nom n’est mentionné nulle
part sur ce disque, attaquera Gainsgbourg en justice et, pour une fois, le
procès sera perdu par le plagiaire.
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(Les gagnants de la semaine dernière sont donc : Brigitte G (comme le point) et Jean Yves L. ) Si Gainsbourg a eu l’honnêteté de signer Chopin
pour"Jane B" et "Lemond Incest" et Brahms
pour "Baby alone in Babylone", il a parfois signé des morceaux et touché des
droits d’auteurs en pillant de célèbres compositeurs trop morts pour se
défendre !!
C'est un jour en entendant ce morceau ci-dessous, que le doute s'est instauré chez moi ...
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Je n’étais pas le seul à l’avoir démasqué. Voici, entre autre, car depuis en faisant une recherche sur Google avec comme mot clé "Gainsbourg plagiaire", j'en ai trouvé un grand nombre, un
lien édifiant :
L’écoute
accidentelle à la radio, la semaine dernière, d’un morceau du groupe The Clash, a fait remonter en moi
mes vieux démons. Je suis en colère, comme chaque fois que j’entends ce
genre de musique et j’ai besoin de me purger. Pardonnez-moi, mais vous allez me
servir d’exutoire. Dès
que je commence ce genre de débat, plus j’avance dans mes arguments, plus ça me
met hors de moi. C’est presque psychiatrique. Mais la raison principale est
dans l’importance que tient la musique dans ma vie. Une
des discussions récurrentes que je n’ai pas avec mes enfants concerne
la musique.
C’est une non-discussion puisqu’ils connaissent par cœur mon point de vue et
qu’ils ne tiennent pas à l’entendre pour la énième fois.
Pour eux, je suis un vieux réac, totalement hermétique à toute nouveauté
et j’écoute toujours en boucle la même chose. Mais
qu’entendent–ils par nouveauté ?
Je persiste à affirmer, comme le fait si bien Jean-Pierre Coffe à propos de la
nourriture, la musique actuelle, bien souvent « c’est d’la
merde ! »
Mon fils me dit souvent que je ne suis pas le chef de la brigade du bon goût !
J’ai
souvent remarqué que lorsque je demande à quelqu’un quelle musique aime-t-il
profondément, sa réponse peut être un raccourci pour connaître nos relations
futures.
Si nous n’avons pas la même sensibilité musicale, il y a de fortes chances pour
que nous divergions sur plein d’autres sujets. Je l’ai statistiquement vérifié
et ça me fait gagner pas mal de temps.
Mais attention, je me suis aussi rendu compte qu’il y a différentes façons d’écouter
de la musique et également différentes façons de la percevoir. Ce n’est pas du
tout universel comme on pourrait le croire. Par
exemple, je ne peux pas écouter de la musique et lire un livre en même temps. Si
je peux le faire, c'est que la musique en question est du "papier
peint" (de la musique d'ascenseur). Quand
j’écoute une chanson, j’entends tout l’arrangement. La rythmique, les
contre-chants planqués derrière la voix du chanteur etc. Et je croyais que
c’était le cas de tout le monde, puisque la chanson en question comporte toutes
ces informations. Hé bien j'ai constaté compte qu’il y a beaucoup de daltoniens des
oreilles !
Aussi, certains prétendent aimer ce que je déteste, mais comme ils ne
l’écoutent pas vraiment avec les bons outils, ils ne sont pas forcement exclus
de mon club !
A l’inverse, il m’est arrivé de constater qu’une personne aimait la même
musique que moi, mais pas les mêmes passages !! Ca devient très
complexe. Essayons
d’être un peu objectif. Laissons
de côté certains morceaux que l’on écoute parce qu’ils sont liés à un moment
particulier de notre vie.
Laissons de côté également la musique de circonstance. Celle sur laquelle on se
défoule au cours d’une soirée.
Parlons de la musique que l’on écoute. Pour
moi c'est d'abord et avant tout une mélodie. Même
en musique classique.
Carmen est un opéra des « tubes ».
Même les symphonies de Mozart peuvent être sifflées (dans le sens musical du
terme). La
preuve, on en fait des sonneries de téléphones portables.
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Ensuite la mélodie doit
être bien harmonisée.
Je
pense que la plupart des "guitareux" qui composent des chansons à la
pelle, font exactement l'inverse. Ils grattent des accords, souvent les mêmes,
ou pire, des accords issus d'une grille appartenant à des morceaux d'autres
artistes qu'ils admirent particulièrement, et essayent de trouver une
mélodie adaptée à leur texte. Pour
moi le plus grand compositeur est l'homme de la rue qui marche en sifflotant
une mélodie qu'il vient spontanément de composer, comme monsieur Jourdain.
Elle n'est pas dépendante d'une grille d'accords. Elle vient de nulle part. Ensuite
seulement, et avec beaucoup de techniques musicales (car cette partie
s'apprend) on harmonise la mélodie avec des accords appropriés. Puis
on rajoute des contre-chants, cela s'appelle l'arrangement. Ensuite
on distribue ces harmonies et contre-chants à différents instruments. C'est l'orchestration.
L'harmonie, l'arrangement et l'orchestration sont à la musique, ce que la
couleur est au dessin. Dans
le morceau des Beatles For No one, vous entendez tout d'abord une très jolie
mélodie que vous pouvez chanter a cappella, sans qu'elle en pâtisse (ça dépend
comment vous chantez), ensuite vous avez une très jolie orchestration avec
notamment une belle descente de Basse et une jolie intervention de Cor.
Une bonne chanson n’est pas toujours accessible dès la première écoute.
Elle vous laisse un petit goût bizarre. Vous la laissez tomber, puis vous la
réécoutez 2 ou 3 jours plus tard et là c’est la révélation. A partir de ce
moment là, plus vous l’écoutez, plus découvrez des trésors cachés dans son
arrangement et plus vous l’aimez.
Au contraire, une chanson « tubesque » qui vous séduits dès
la première écoute, vous lassera aussi vite qu’elle vous a accrochée. D'ailleurs,
soyez honnêtes, ne vous est-il pas arrivé d'acheter un album pour une chanson
dont vous vous êtes lassés rapidement et, un jour, en réécoutant cet album
oublié, vous en découvrez une autre, dont vous étiez complètement passé à
côté lors de la première écoute de cet album ?
Voici
2 exemples pour moi, d’une superbe chanson.
Ecoutez bien les arrangements qui évoluent tout au long de sa durée.
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Revenons à la genèse de cet
article : Les Clash. En entendant ce morceau
j’ai immédiatement pensé au groupe Indochine.
Et ce groupe Indochine que j’ai toujours considéré comme des
«escrocs», m’ait apparu en plus comme des copieurs Mais avant ma démonstration
je voudrais revenir un peu sur Indochine.
Ne pas être du même avis que des milliers de gens implique-t-il automatiquement
que c’est nous qui avons tort ?
La popularité d’un groupe est-elle un gage de qualité ?
Peut on mesurer le talent au nombre de disques vendus ou de spectateurs lors
d’un concert ?
Mireille Mathieu à fin 2012 a vendu 20 millions d'albums contre 5 millions 596
386 vendus par Edith Piaf. Est-elle une artiste 5 fois plus grande ? (http://www.infodisc.fr/Artiste_Ventes.php)
Mais qu’est-ce qu’un
artiste ? Pour moi c’est quelqu’un
qui vous transmet une telle émotion, qu’il vous fait décoller.
Un bon musicien doit vous étonner musicalement. Il doit vous enrichir, avant de
le faire pour lui-même. Il fût un temps où des
profs de guitare décortiquaient des intros de Jimy Hendrix et les faisaient
travailler à leurs élèves. Et ceux-ci avaient de grandes chances de devenir de
bons guitaristes.
Puis vint le temps de la
démocratisation à outrance. Un jeune s’achetait une
guitare, trouvait 2 accords et enregistrait un disque.
Puis progressait peu à peu musicalement. C’est ce que je pense
d’Indochine.
Leurs fans de la première heure connaissaient plus d’accords qu’eux !
Des années plus tard,
certains dénoncent leurs erreurs de jeunesse et renient sur débuts au point de
déclarer avoir honte de leur premier disque et d’être incapables de l'écouter.
Tiens, comme moi à l’époque !!
Oui, je déteste Indochine
et pourtant ils auraient vendu plus de 10 millions d’albums et seraient le
premier groupe à avoir rempli Bercy ! Ce ne sont ni des
chanteurs, ni des compositeurs, ni des arrangeurs.
Alors pourquoi un tel succès ?
Voici la chanson des Clash
– puis l’Aventurier d’Indochine, puis un montage que
j’ai fait en ralentissant l’Aventurier et en le descendant dans la tonalité des
Clash pour comparer le plagiat.
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Quitte à entendre une
pauvre mélodie, prenons au moins la peine de l’enrichir harmoniquement. Tel est le gage qu’a relevé
Antonio Carlos Jobim avec « One note samba » ici interprété par
Astrud Gilberto.
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On va conclure par un
beau « dessin » qui, comme chacun le sait, vaut mieux qu’un beau
discours.
Je vous propose d’écouter les Inconnus qui avaient déjà tout compris avec
« Isabelle a les yeux bleus »
Le plus drôle est que leur
2eme degré fait marrer plein de fans d’Indochine qui ne voient pas
l’analogie entre eux et les courtisans de Louis XIV. Eux
aussi étaient les premiers à rire et à se moquer des personnages des
pièces de Molière, qui pourtant les incarnaient !!